Les causes de la consommation de drogues sont complexes, ses conséquences multiples et pour certaines encore mal cernées. Aucune situation n’est identique à une autre, aucun patient non plus. On ne peut donc pas donner de schéma type sur la conduite à tenir face à un tel problème. Toutefois de nombreuses structures et initiatives sont en mesure de répondre à toute demande d’aide.
Premier produit illicite consommé en France, le cannabis ou chanvre est expérimenté de plus en plus jeune.
Le cannabis est une plante dont le principe actif responsable des effets psychoactifs est le THC (tétrahydrocannabinol). La concentration en THC est très variable selon les préparations et la provenance du produit. A partir du cannabis, les préparations se répartissent en 3 présentations :
HERBE (kif ou marijuana) : feuilles, tiges et fleurs séchées de la plante.
HASCHICH (shit) : fait à partir de la résine de la plante. Présenté sous forme de plaques compressées (dits « barrettes » ou « savonnettes » pour une quantité plus importante), le haschich est fréquemment coupé avec d’autres substances plus ou moins toxiques comme le henné, le cirage, la paraffine…et peut être de couleur verte, brune selon sa provenance.
HUILE : préparation plus concentrée en principe actif, son aspect est visqueux et goudronneux.
Il est le plus souvent fumé pour le plaisir et la convivialité, mélangé à du tabac sous forme de « joint » cigarette conique. Certains fumeurs utilisent des accessoires (shilom, pipes à eau, bang, moustache…) pour accélérer les effets hallucinogènes du haschich, rechercher la « défonce ». D’autres utilisent l’huile pour des préparations culinaires (space cake).
Les effets du cannabis sont variables suivant la dose consommée, les individus et le contexte. De façon générale, la consommation peut provoquer :
Modification de la perception, de l’attention et de la volonté
Sensation de détente, d’euphorie, de somnolence,
Augmentation du rythme du pouls (palpitations)
Ralentissement des réflexes
Stimulation de l’appétit, bouche sèche, yeux rouges
Anxiété, délires paranoïaques possibles

L’ecstasy désigne une molécule chimique, la MDMA, de la famille des amphétamines, responsable des effets psychoactifs. Il se présente sous la forme de comprimés de couleurs et de formes variées ornés d’un motif ce qui peut rendre ce produit anodin voire attractif. La molécule MDMA n’est pas toujours présente et peut être mélangée à d’autres substances (amphétamines, analgésiques, hallucinogènes, anabolisants, détergents, savon…).
Les effets immédiats suite à la prise, sont :
Anxiété, accélération du rythme cardiaque et hyperthermie ; déshydratation et dénutrition
Relaxation, exacerbation des sens, impression de comprendre les autres
Stimulant physique, illusion d’être invincible, désinhibition
L’usager peut ressentir plusieurs jours après la prise des passages à vide qui peuvent amener à un état dépressif et comporter des risques suicidaires. Cette consommation peut entraîner des troubles psychiques sévères et irréversibles. Les personnes qui souffrent de troubles du rythme cardiaque, d’asthme, d’épilepsie, de diabète, de problèmes rénaux ou de problèmes psychologiques s’exposent à des effets dangereux, voire mortels.

L’héroïne est un opiacé puissant, obtenu à partir de la morphine. Les opiacés sont des substances naturelles contenues dans le latex recueilli sur le pavot, plante qui sert également à la fabrication de l’opium. Ce produit se présente sous la forme d’une poudre ou de cristaux de couleur blanche ou beige. Toujours coupé avec d’autres substances (sucre de raisin, aspirine, strychnine...), il est d’autant plus dangereux lorsqu’il est associé à la cocaïne « speedball ».
L’héroïne est la plupart du temps injectée par voie intraveineuse, le « fix ». Elle peut aussi être inhalée, sniffée ou fumée. Suivant son utilisation, la dose et la qualité du produit, la puissance des effets ainsi que les risques pris sont différents.
Les effets immédiats suite à la prise, sont :
Sensation d’extase de type « orgasmique », le « flash »
Somnolence, repli sur soi, indifférence à tout ce qui se passe autour de soi
Nausées, vertiges, ralentissement du rythme cardiaque
Ses effets disparaissent au profit d’une consommation servant seulement à éviter les effets du manque sachant que l’héroïne rend rapidement dépendant et peut déboucher sur une overdose.

Le LSD est obtenu à partir d’un champignon parasite du seigle. Il se présente généralement sous la forme d’un buvard, d’une micropointe ou sous forme liquide. Sa consommation régulière crée rapidement une forte dépendance psychique et une neurotoxicité très importante.
Il provoque des modifications sensorielles intenses, des hallucinations, des fous rires incontrôlables. Ses effets sont mentalement très puissants et peuvent générer des accidents psychiatriques graves et durables. Le « trip » dure entre 5 et 12 heures et la redescente peut être très désagréable.

La consommation de cocaïne est en augmentation dans la mesure où elle n’est plus limitée à certains milieux aisés dans lesquels elle paraissait cantonnée. C’est l’une des drogues les plus addictives ; en effet, 10 % des consommateurs « festifs » deviendront dépendants.
La cocaïne est extraite des feuilles de cocaïer ; une fois transformée par un procédé chimique, elle se présente sous forme de poudre blanche. Elle est le plus souvent sniffée, fumée (crack ou free base, mélange de cocaïne, de bicarbonate de soude et d’ammoniaque) et parfois injectée. La cocaïne injectée a des effets comparables au crack ou free base. Cette poudre est souvent mélangée à d’autres substances (amphétamines, anesthésiques, médicaments…) ce qui accroît sa dangerosité du fait de l’interaction entre les différents produits.
La cocaïne provoque suivant sa composition et son mode de consommation :
Stimulation forte, sentiment de puissance intellectuelle, physique et sexuelle pouvant déboucher sur des comportements violents
Indifférence à la douleur, à la fatigue
Insomnies, amnésies, phases d’excitation
Troubles du comportement (crises paranoïaques, agressivité …)
L’effet est rapide et la durée relativement courte (environ 30 minutes), la descente est d’autant plus dure et difficile à gérer. Ces effets vont laisser place ensuite à un état dépressif que certains apaiseront par une prise d’héroïne ou de médicaments psychoactifs.
Les amphétamines (speed ou ice ou cristal) entrent dans la catégorie des stimulants .Elles se présentent sous forme de cachets à gober ou de poudre à sniffer.
Leur consommation peut entraîner :
Altération de l’état général par la dénutrition (coupe-faim)
Eveil prolongé conduisant à un état d’épuisement
L’usager se sent invincible.
Les effets durent plusieurs heures. La descente peut être très difficile et comporter des risques suicidaires.
www.drogues.gouv.fr > Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) > livre "Drogues et dépendances"
www.narcotiquesanonymes.org
Centre d’aide aux toxicomanes (CEDAT)
VERSAILLES : 79 bis boulevard de la Reine Tél. : 01 30 83 21 00
ST GERMAIN EN LAYE : 8 bis rue d’Ourches Tél. : 01 34 51 47 47
MANTES LA JOLIE : 122 boulevard Carnot Tél. : 01 30 63 77 90
Espace d’accueil, d’écoute et de soins, ouvert à toutes les personnes dépendantes de produits toxiques, et / ou leurs proches.
Centre d’accompagnement et de soins en addictologie (CASA)
TRAPPES : 3 place de la Mairie Tél. : 01 30 69 98 18
Accueil, suivi, orientation et prise en charge des personnes en difficulté avec l’alcool et les drogues ; soutien et accompagnement de l’entourage.
Information prévention toxicomanie (IPT)
MANTES LA JOLIE : 10 rue Planty Tél. : 01 30 33 06 96
Prévention sur la prise de risque à l’adolescence. S’adresse aux jeunes, parents et professionnels.
Permanence d’orientation sanitaire et sociale DDASS/IPT
VERSAILLES : 18 rue Albert Joly Tél. : 01 39 67 02 52
Consommateurs de substances psychoactives, usagers ou dépendants + mesures judiciaires.

Conférence, échange "questions-réponses" et buffet-dégustation. + d’infos : www.fondation-pileje.com