La France se caractérise par une importante consommation d’alcool qui la classe en tête des pays de l’Union Européenne. L’alcool est une substance psychoactive qui agit sur le système nerveux central ; n’étant pas digéré, en quelques minutes le sang le transporte dans toutes les parties de l’organisme.

La consommation varie sensiblement en fonction d’autres facteurs tels que :

  • Le tabagisme : 3 fois plus de risque de boire parmi les fumeurs que parmi les non-fumeurs
  • La consommation de haschich : 5 fois plus parmi les jeunes ayant déjà consommé
  • Le mal-être en général : les jeunes qui déclarent se sentir mal à l’école boivent 2 fois plus que les autres.

Sachez qu’un verre de bière, de whisky coca ou de vin contient la même quantité d’alcool, c’est-à-dire 10 g d’alcool pur pour un verre standard.

Il est conseillé de ne pas consommer plus de 2 verres standard par jour pour les femmes et pas plus de 3 verres standard par jour pour les hommes, avec au moins un jour par semaine sans consommation d’alcool.

Les femmes enceintes doivent arrêter de consommer de l’alcool pendant leur grossesse et si elles allaitent car les conséquences sur l’enfant peuvent être graves. D’ailleurs, en France, un logo de prévention est maintenant obligatoire sur les bouteilles d’alcool.

Le temps d’élimination de l’alcool est d’au moins une ou deux heures par verre. Attention car il n’y a pas égalité quant à la quantité d’alcool absorbée et le taux d’alcoolémie entre les hommes et les femmes. Celles-ci, à poids égal et à consommation égale ont un taux d’alcoolémie supérieur à celui des hommes. D’autres critères asexués peuvent entrer en compte comme la fatigue, le fait de ne pas avoir mangé, la prise de médicaments, le poids…

Certaines personnes risquent de passer d’une consommation récréative contrôlée à une consommation excessive non contrôlée ce qui modifie ses effets :

  • Détend, désinhibe et facilite les relations (à court terme)
  • Graves troubles de la mémoire, troubles du caractère et diminution de la puissance sexuelle
  • Troubles digestifs, vomissements, somnolence
  • Diminution de la vigilance, pertes de contrôle de soi (homicide, suicide, risques sexuels, crise de démence, provocations ou attitudes passives…)

L’alcool entraîne une dépendance psychique et physique forte comparable à celle de l’héroïne ou de la cocaïne. S’en sortir est d’autant plus difficile qu’il est partout présent et qu’il y a toujours quelque chose à arroser. L’alcoolisme est une maladie dont on ne peut pas sortir seul. A long terme, les usagers risquent de développer de nombreuses pathologies : cancers (de la bouche, de la gorge, de l’œsophage…), maladies du foie (cirrhose) et du pancréas, troubles cardio-vasculaires, maladies du système nerveux et troubles psychiques (anxiété, dépression, troubles du comportement).

Que dit la loi ?

L’alcool est un produit licite mais sa production, sa vente et son usage sont réglementés.

Quiconque fait boire un mineur jusqu’à l’ivresse commet un délit.

Il est interdit de vendre ou d’offrir à des mineurs de moins de 16 ans des boissons alcoolisées (dans les débits de boissons, les commerces et lieux publics).

Boire ou conduire

Le taux légal d’alcoolémie maximale est fixé à 0,5 gramme d’alcool par litre de sang (contrôle par analyse de sang) et à 0,25 milligramme par litre d’air expiré (contrôle par éthylomètre – article R 234-1 du code de la route). Depuis le 1er juillet 2015, le taux d’alcoolémie légal baisse à 0,2 g/L pour les jeunes conducteurs.

Des sanctions sont prévues au delà du taux légal : retrait de points sur le permis de conduire, amende, confiscation du véhicule voire peine d’emprisonnement et éventuellement injonction de soin.

Plus d’information :

Comité Départemental de Prévention en Alcoologie et Addictologie – ANPAA 78
19 rue Berthier – 78000 Versailles
Tél. : 01 39 50 76 50
www.anpaa.asso.fr

Centre de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) 78
55 rue du Maréchal Foch- 78000 Versailles
Tél. : 01 39 63 95 00
Écoute et soutien des personnes en souffrance avec l’alcool. Actions de prévention et projets d’éducation pour la santé (établissements scolaires, centres sociaux, entreprises, collectivités…).