Depuis la découverte du virus en 1981, le sida a tué plus de 30 millions de personnes. La majorité des malades vit dans les pays en voie de développement, notamment en Afrique subsaharienne.

En France, les rapports hétérosexuels représentent le principal mode de contamination parmi les cas de sida et d’infection à VIH.

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida du 1er décembre, l’INPES et le ministère chargé de la Santé lancent une grande campagne de sensibilisation pour inciter chacun à se faire dépister et à en parler à son médecin traitant.

En quelques mots

Tout le monde a entendu parlé du sida, mais qu’est ce que c’est concrètement ?

  • S pour Syndrome : ensemble des troubles provoqués par la maladie
  • I pour Immuno : les défenses naturelles sont attaquées par le virus du sida
  • D pour Déficience : l’immunodéficience est acquise par la personne qui en est atteinte
  • A pour Acquise

Le Syndrome d’Immunodéficience Acquise (SIDA) est une maladie d’origine virale : le virus responsable de cette maladie détruit progressivement le système immunitaire qui livre alors l’organisme à toute une série d’infections graves. Ce virus est appelé VIH (Virus d’Immunodéficience Humaine) : VIH en français et HIV en anglais.

Dès que l’on est atteint par le VIH, on peut transmettre le virus, même si la personne atteinte n’a aucun symptôme de la maladie.

L’infection par le VIH passe par 3 phases :

La phase d’incubation

Cette période peut durer de 3 semaines à 6 mois sans symptômes particuliers (maux évoquant la grippe). Les personnes infectées fabriquent des anticorps contre le virus. C’est la détection de ces anticorps par un test sérologique qui va révéler la séropositivité.

La phase d’imprégnation silencieuse

Dans les 10 années qui suivent, 60 % des séropositifs développeront le sida, 20 % ne présenteront aucun signe et 20 % connaîtront des syndromes mineurs.

La phase sida

Malgré la grande diversité des symptômes de la maladie, on peut dire qu’il existe 3 grands axes : les cancers, les infections « opportunistes » qui profitent de la baisse des défenses du système immunitaire et les problèmes neurologiques quand le VIH atteint le cerveau.

Le sida n’évolue pas de façon continue mais par poussées successives, séparées par des phases de latence.

 

Le ruban rouge…se veut un symbole international de la solidarité face à la lutte contre le VIH et le sida. La couleur rouge, c’est pour le sang ; sa forme représente l’infini qui est coupé ; le ruban se porte comme un « V » inversé jusqu’à ce qu’un remède soit découvert, alors le « V » signifiera « victoire ».
Tout le monde peut porter un ruban rouge, cela ne signifie pas qu’on est gay ou séropositif mais que l’on est solidaire dans la lutte contre le SIDA.

Modes de transmission

Le virus se transmet par contamination et non pas par contagion. Dès qu’on est atteint par le VIH, et même sans aucun symptôme de la maladie, on peut transmettre le virus dans certaines situations.

Les relations sexuelles non protégées

Il suffit d’une seule relation sexuelle non protégée pour être contaminé…

Le VIH se transmet par des contacts sexuels sans préservatif au cours desquels du sperme, des sécrétions vaginales ou du sang d’une personne contaminée pénètre dans le corps d’une autre personne qui n’est pas contaminée.

Le danger de transmission existe même sans éjaculation car le VIH est présent dans le liquide séminal, et quelques gouttes de ce liquide peuvent être émises durant la pénétration sans que l’on s’en aperçoive.

Les Infections Sexuellement Transmissibles (IST) de l’un des partenaires fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida.

Le seul moyen efficace pour éviter la contamination lorsque la relation n’est pas stable et que le test de dépistage n’a pas été fait par les deux partenaires est l’utilisation d’un préservatif (masculin ou féminin). La transmission du virus par voie sexuelle représente le mode le plus fréquent de contamination.

Par voie sanguine

Le partage de seringues entre utilisateurs de drogues injectables représente un risque majeur de contamination du VIH, de l’hépatite B et de l’hépatite C.

Au-delà, le VIH peut aussi passer par l’utilisation d’aiguilles, de lames de rasoirs, de couteaux ou de tout autre objet non stérilisé. En cas de blessures avec un objet souillé de sang contaminé, le VIH peut être transmis.

En ce qui concerne le tatouage et le piercing, vérifiez si la personne utilise du matériel stérilisé dans un autoclave et porte des gants stériles. Ne mettez pas anneaux ou tiges ayant déjà servi à quelqu’un d’autre ou bien faites les stériliser par un professionnel.

De la femme enceinte à son enfant

La mère contaminée peut transmettre le virus à son enfant pendant la grossesse, pendant l’accouchement ou après l’accouchement si elle allaite son enfant.

Un traitement adapté pendant la grossesse et un accouchement par césarienne réduisent énormément le risque de contamination.

Je me protège, tu te protèges

Préservatifs masculin ou féminin

L’utilisation de préservatifs masculins ou féminins est le seul moyen efficace de se protéger contre le VIH et les infections sexuellement transmissibles. Utiliser un préservatif, c’est se respecter et respecter l’autre. En cas de non utilisation, et ce même sans éjaculation, un risque de contamination existe (micro lésions des muqueuses). L’usage du préservatif doit être maintenu tant qu’une relation stable et durable n’est pas engagée et que les deux partenaires n’ont pas fait chacun un test de dépistage. De ce point de vue, la demande du test de dépistage à son partenaire devient un élément central de la prévention.

Il n’existe pas de signes visibles de la séropositivité, tout le monde peut être touché, c’est pourquoi il est si important de se protéger à chaque relation sexuelle. Il/elle peut avoir une « bonne tête », vous pouvez connaître cette personne de près ou de loin, la juger « sérieuse »…rien de tout cela n’est suffisant pour vous protéger, vous devez pouvoir aborder la question du sida ou de l’utilisation d’un préservatif sans fausse honte.

Utilisateurs de drogues par injection

Si vous êtes usager de drogues par voie intraveineuse, il ne faut surtout pas partager votre matériel et savoir qu’une seringue ne doit servir qu’une fois. Le virus de l’hépatite C peut se trouver sur les mains, la peau et les objets touchés par un usager de drogues après injection.

Des mesures ont été prises pour limiter le VIH comme la vente libre de seringues, la diffusion de kits « stéribox », des programmes d’échange de seringues, des traitements de substitution.

Ici, les risques de transmission du VIH concernent les utilisateurs eux-mêmes mais aussi leurs partenaires sexuels, s’ils ne se protègent pas.

Le dépistage… pour savoir

Traitement d’urgence

Si vous avez été confronté à une situation à risque (rupture du préservatif, partage de matériel lors d’une injection de drogue, blessure accidentelle avec un objet souillé de sang, agression sexuelle…), rendez-vous le plus tôt possible et au plus tard dans les 48 h, aux urgences d’un hôpital ou à une Consultation de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG). Un médecin examinera avec vous la nature et le degré du risque encouru et ce qu’il convient d’entreprendre. En cas de risque élevé, un traitement préventif appelé aussi traitement post-exposition d’une durée d’un mois est envisageable afin d’éviter la contamination par le VIH. Ce traitement est contraignant et peut provoquer des effets secondaires, c’est pourquoi il ne doit pas être considéré comme un « préservatif du lendemain » d’autant qu’il ne garantit pas la non contamination à 100 %.

Se faire dépister

Hormis les cas de prise de risque, vous pouvez souhaiter abandonner l’utilisation du préservatif si vous vivez une relation stable (le risque de contamination subsiste toutefois si des rapports sexuels ont lieu sans protection avec d’autres partenaires) ou si vous désirez avoir un enfant. Cette démarche est personnelle et volontaire.

Le dépistage du virus du sida se fait par une prise de sang qui permet de détecter la présence ou non du virus ou des anticorps que l’organisme fabrique pour se défendre contre l’infection.

Où ?

Pour vous faire dépister, vous pouvez aller :

- dans une Consultation de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) pour un dépistage du VIH et des hépatites,
- dans un centre de dépistage et de diagnostic des IST pour un dépistage du VIH et des IST,
- dans certains centres de planification familiale ayant un service dépistage,
- ou bien directement dans un laboratoire d’analyses.

Dans les trois premiers cas, consultation et test sont gratuits ; dans un laboratoire le test est remboursé à 100% par la Sécurité Sociale si vous êtes muni d’une ordonnance.

Centres de dépistage sur les Yvelines

Centre Hospitalier Intercommunal – Saint Germain en Laye
Maladies Infectieuses et Tropicales
20 rue Armagis – 78100 Saint Germain en Laye
01 39 27 41 25

Centre Hospitalier – Rambouillet
CDAG-CIDDIST
5-7 rue Pierre et Marie Curie – 78120 Rambouillet
01 34 83 79 07

 

Hôpital André Mignot – Le Chesnay
Hépato-Gastro-Entérologie
177 rue de Versailles
78150 Le Chesnay
01 39 63 87 65

Institut de Promotion de la Santé – Trappes
3 place de la Mairie – 78190 Trappes
01 30 16 17 80- Permanence de professionnels de l’hôpital Mignot tous les jeudis de 17h30 à 19h30

Centre Hospitalier François Quesnay – Mantes la Jolie
Consultations Externes
2 boulevard Sully – 78200 Mantes la Jolie
01 34 97 43 28

Centre Hospitalier Intercommunal – Meulan
CDAG-CIDDIST
Centre Brigitte Gros 1 quai Albert 1er – 78250 Meulan
01 30 22 42 36

AIDES
11 Rue du Pont Colbert
78000 Versailles
01 39 25 05 95
AIDES passe un test VIH rapide à résultat immédiat
http://depistage.aides.org »

Plus d’infos :

www.filsantejeunes.com

www.inpes.sante.fr > Le livre des infections sexuellement transmissibles
fait le point sur les différentes IST : symptômes, traitement, prévention, dépistage, conseils. La dernière page indique où s’informer et où se faire dépister.

L’INPES est par ailleurs à l’origine, avec le ministère de la santé, de la création d’un site internet d’information consacré exclusivement aux IST : www.info-ist.fr

www.sida-info-service.org ou 0 800 840 800 > informations, listes des CDAG et Ciddist…
www.vih.org
_www.solidarite-sida.org
www.sidaction.org
www.actupparis.org
www.aides.org
Solidarité enfants Sida : www.solensi.org
www.hepatites-info-service.org ou 0 800 845 800
www.accueiljeunes.fr

Pour connaître le centre de planification familiale le plus proche de chez vous consultez le site du Conseil général des Yvelines : www.yvelines.fr